Au sujet des perspectives, le groupe préfère la discrétion, même si certaines voix soufflent l’hypothèse de cultiver des champs de riz au Cameroun.
Cela fait trois décennies que le Groupe indien Olam –un mot hébreux qui signifie ‘’transcender les frontières’’– est au Cameroun. Cet investissement fondé par Sunny Verghese en 1986 alors que ce dernier, âgé de 26 ans à l’époque, était encore employé chez l’Indien du textile Kewalram Chanrai, a trouvé un marché ouvert et bénéfique au pays des Lions indomptables. « Nous ne nous considérons pas comme des vendeurs de farine, nous nous considérons comme des vendeurs de solution. Ce que le boulanger demande, c’est ce que nous devons lui donner. Nous nous assurons que l’approvisionnement en matière première, nous allons vers de meilleures origines pour nous assurer que le produit final mis à la disposition du boulanger soit le meilleur. Le marché est le patron. Nous sommes convaincus que l’avenir est radieux, nous sommes persuadés que comme les clients nous ont accompagnés durant notre parcours, ils continueront », confie Nathan Djomou Djomou, Directeur national des ventes, céréales.

Si certains détails relatifs au volume des importations de blé en l’occurrence suscitent l’omerta, le Directeur national des ventes, céréales lève un tout léger pan de voile. « En matière d’investissement de notre minoterie, c’est une quarantaine de milliards de FCFA d’investissement, ça c’est seulement sur notre activité farine de blé, transformation et distribution de la farine de blé. Mais nous avons commencé il y a 30 ans avec un chiffre d’affaires de 200 millions, nous avons clôturé 2024 avec un chiffre d’affaires de 120 milliards, cela donne une claire indication du parcours réalisé jusqu’ici. »
Le groupe est effet actif dans plusieurs segments économiques, qui touchent directement le consommateur local. Dans la stratégie de cette entreprise fille d’une multinationale qui a conquis le monde, demeure une constance, travailler « main dans la main » avec le gouvernement camerounais pour stimuler la croissance agricole, améliorer les systèmes alimentaires et soutenir les objectifs de développement national, « Nous nous engageons à assurer un avenir durable en soutenant des actions qui favorisent l’agriculture régénératrice, préservant la santé de la nature et des écosystèmes et en luttant contre les effets du changement climatiques », confie l’entreprise.
Qui ajoute, « d’abord le cacao, puis le café, nous avons exploré beaucoup d’autres lignes de produits, avant de commencer, à partir de 2015, une unité de production de farine de blé. Aujourd’hui nous célébrons la présence de 30 ans d’Olam au Cameroun et 10 ans qui correspondent à la dixième année d’exploitation de notre usine de farine. C’est pour cela que vous voyez 30 ans pour la présence d’Olam et 10 ans pour la réalisation de la minoterie que nous mise en place », explique le Directeur national des ventes, céréales.
Olam Agri fait entrer des tonnes de riz au Cameroun, un pays, selon l’Institut national de la statistiques (INS), qui compte 47 millions d’hectares de terres cultivables, dont 9,2 millions sont actuellement utilisées à des fins agricoles et les terres arables représentent 7,2 millions d’hectares. Pourquoi donc se limiter à exporter la main d’œuvre camerounaise au bénéfice des riziculteurs indiens et asiatiques ? « Nous avons des projets dans ce sens. Ils sont nombreux, je ne vais pas les dévoiler ici, mais je vais vous convier à scrute, peut être nos pages officielles ou des communications officielles, vous aurez des précisons sur ce que vont être nos futurs projets au Cameroun, mais ils sont très importants », se dédouane le patron national des ventes, céréales chez Olam Agri. Certaines indiscrétions annoncent l’arrivée au Cameroun des entreprises indiennes qui viendraient cultiver des champs de riz.
Aloys Onana



