Par une mise au point publiée ce 13 février 2026, le port autonome de Douala (PAD) réagit aux critiques et projetions du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) qui a annoncé un mouvement dès lundi 16 février 2026, voir ici.
Entre défense de la souveraineté sécuritaire et rappel des procédures tarifaires, le PAD pointe du doigt un blocage administratif du côté des douanes. « Le PAD, constamment à l’écoute des préoccupations exprimées par la communauté des affaires, tient à préciser qu’en assumant pleinement son rôle d’autorité portuaire de Douala, sa mission est de veiller au quotidien à l’équilibre et à l’adéquation de l’offre de services publics portuaires avec : les impératifs de sûreté et de conformité réglementaire, la fluidité des opérations portuaires, la maîtrise des coûts logistiques, la compétitivité de la place portuaire de Douala-Bonabéri. Il importe de rappeler que c’est la décision unilatérale prise par l’Administration des Douanes de ne plus procéder à la liquidation des déclarations qui constitue un véritable risque systémique pour l’activité économique, et non le scanning 100% des marchandises », se défend le PAD.
Le climat social entre l’autorité portuaire et le secteur privé camerounais traverse une zone de turbulences. Suite à une sortie du Gecam le 12 février dernier critiquant l’organisation du scanning des marchandises.
Le PAD réagit pour apporter son appréciation de la situation au sujet des tarifs sur la place portuaire de Douala. « Relativement aux tarifs applicables aux port de Douala-Bonabéri, le PAD précise qu’ils ne peuvent être opposables sans avoir au préalable été homologués par l’Autorité Portuaire Nationale (APN), après un long processus de consultation et d’examen par les membres de la Communauté Portuaire de Douala eux-mêmes. C’est le cas des tarifs appliqués par le PAD depuis janvier 2019 pour les services offerts aux usagers du port de Douala-Bonabéri. Il en est de même, pour les services offerts par tous les opérateurs privés ayant bénéficié des autorisations du PAD pour exercer leurs activités dans le Combinat Portuaire de Douala-Bonabéri. »
Le PAD ajoute dans sa sortie que s’agissant des instances de consultation permanente de la communauté portuaire de Douala, figure le Comité Consultatif d’Orientation de l’activité portuaire (CCO’PAD), organisé par le décret n°99/129 du 15 juin 1999, et au sein duquel siègent certains de ses membres (CNCC, UCAM, GPAC, SCADTC, etc.) ayant pris part à la rencontre tenue au Gecam, le 12 février 2026.
La sortie du PAD est également arrivée au Gecam. Via les réseaux sociaux. Et de ce côté, le mouvement de lundi est toujours maintenu. La situation pourrait certainement évoluer. Mais en attendant, « le PAD reste toutefois persuadé qu’aucune circonstance ne devrait conduire à la perturbation des procédures de passage portuaire. Il invite donc l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique et des procédures du commerce extérieur, à privilégier le dialogue constructif et la continuité des opérations, dans l’intérêt supérieur du commerce extérieur et des économies nationale et sous régionale. »



