La problématique du financement reste une préoccupation majeure pour les petites et moyennes entreprises au Cameroun. Ce constat repose sur un double défi. L’insuffisance d’informations fiables pour les promoteurs et une certaine désinformation concernant l’offre bancaire réelle. Face à cet antagonisme, l’initiative Coffee Time propose de construire des passerelles entre l’État, les institutions financières et les porteurs de projets. L’objectif consiste à transformer la démarche souvent tâtonnante de l’entrepreneur en une quête de financement structurée et efficace.
Placée sous le haut patronage du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat, cette plateforme organise des rencontres mensuelles. Ces sessions permettent d’aborder sans tabou des thématiques liées à l’organisation, au développement et à la croissance des entreprises. Au-delà du simple échange, l’enjeu est d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de structuration et d’accès au crédit dans un environnement économique exigeant.
Le dispositif repose sur une cartographie nationale couvrant déjà six sites, notamment Douala, Yaoundé, Bafoussam, Ebolowa, Garoua et Bertoua. Chaque année, soixante-douze sessions sont organisées, touchant potentiellement 12 000 entreprises sur l’ensemble du territoire. Le réseau mobilise entre six et treize établissements bancaires partenaires, ainsi que cinq structures étatiques majeures. Cette mobilisation d’expertise pluridisciplinaire vise à renforcer les capacités managériales des dirigeants pour garantir la viabilité de leurs activités.
Les résultats actuels montrent une dynamique positive avec un taux de satisfaction des participants atteignant 85 %. Les statistiques indiquent également que 60 % des participants parviennent à créer de nouveaux partenariats, tandis que l’accès au crédit bancaire s’est amélioré pour 40 % d’entre eux. Ces indicateurs soulignent l’efficacité du modèle dans la création d’un écosystème entrepreneurial plus intégré.

Pour la période 2025-2030, les ambitions se précisent avec une extension prévue à dix villes camerounaises. La vision future intègre une digitalisation complète des services et la mise en place d’une plateforme de financement participatif. L’organisation prévoit aussi de lancer des formations certifiantes en gestion financière pour pérenniser l’impact de ces échanges. Le prochain rendez-vous est fixé au 25 mars 2026 à Douala pour poursuivre la construction de ce réseau d’affaires.



