Le commerce extérieur atteint 343 milliards FCFA au deuxième trimestre 2025. Voir ces banques qui ont joué un rôle important dans ces performances.
Le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC) a publié le numéro 070 de ses « Cahiers Statistiques ». Un annuaire qui détaille les indicateurs du trafic sortant pour le deuxième trimestre de l’année 2025. Les données révèlent un volume global de marchandises exportées s’élevant à 343 milliards de FCFA. Ce bilan trimestriel met en lumière la structure actuelle des exportations camerounaises, tant au niveau de la nature des produits que de la répartition géographique des partenaires commerciaux.
L’analyse sectorielle des exportations montre une concentration marquée autour de la filière cacao. La fève demeure le principal produit d’exportation, représentant à lui seul 35 % de la valeur totale des sorties, soit une contribution de plus d’un tiers aux recettes d’exportation du pays sur la période. Cette dynamique est complétée par la transformation locale. La pâte de cacao occupe la deuxième position des produits exportés avec une part de 17 %.
À elles deux, ces composantes de la filière cacao cumulent 52 % des parts de marché à l’export. Les autres ressources naturelles et agricoles se bousculent comme elles peuvent et ressortent le bois débité 12 %, le coton, 11 %. Ces quatre produits constituent le socle de l’offre exportatrice camerounaise, représentant 75 % du trafic sortant identifié par le CNCC.
Sur le plan de la destination des marchandises, les exportations camerounaises se dirigent vers un ensemble diversifié de marchés internationaux. Les Pays-Bas s’imposent comme le premier partenaire commercial au cours de ce deuxième trimestre 2025, captant 12 % des parts du trafic total. Le reste du réseau de distribution est marqué par une répartition équilibrée entre l’Asie, l’Amérique et l’Europe.

Les statistiques soulignent que le Bangladesh et les États-Unis d’Amérique reçoivent chacun 10 % des exportations en valeur. La France complète ce panel avec une part de 8 %. Ces chiffres, compilés par la Direction du conseil aux chargeurs et de l’assistance technique, reflètent l’activité des flux de marchandises au départ des terminaux portuaires et terrestres du pays. Avec un total de 343 milliards de FCFA, ce rapport trimestriel confirme le rôle des matières premières agricoles et sylvicoles dans la balance commerciale. L’organisation des statistiques par le CNCC permet d’observer le maintien des débouchés traditionnels européens tout en notant la présence consolidée des marchés asiatiques et nord-américains dans la structure des échanges.
Rôle des banques locales
Selon les rapports de conjoncture bancaire et de Trade Finance au Cameroun pour l’année 2025, le financement de ces 343 milliards de FCFA d’exportations repose sur un groupe restreint de banques leaders. Pour la période du deuxième trimestre 2025, les banques les plus actives dans l’accompagnement des exportateurs – notamment dans les filières cacao, bois et coton – sont généralement Afriland First Bank.
Leader du marché national en termes d’actifs, elle est particulièrement active dans le financement de la campagne café-cacao, 35 % des exportations et du secteur bois 12 %. Société Générale Cameroun (SGC). Reconnue pour son expertise en Trade Finance, elle traite une part importante des transactions avec l’Europe (Pays-Bas, France), facilitant les lettres de crédit pour les grands exportateurs.
SCB Cameroun – filiale du groupe marocain Attijariwafa Bank- cette banque est très présente dans l’accompagnement des filières agricoles structurées comme le coton (11 % des exportations). Ecobank Cameroun. Grâce à son réseau panafricain, elle intervient massivement dans les flux de marchandises et la gestion des devises pour les entreprises exportatrices.
UBA Cameroun. La banque a intensifié son activité auprès des PME et grandes entreprises exportatrices en 2025, notamment pour les flux vers l’Asie (Bangladesh). En rappel, le financement des exportations au Cameroun demande une forte capacité de cautionnement et de gestion des devises. Le cacao en fèves, qui représente 35 % du trafic sortant, nécessite des préfinancements de campagne que seules les banques disposant de liquidités conséquentes peuvent assurer.
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