La Société nationale des hydrocarbures (SNH) dévoile son engagement à attirer plus d’investisseurs internationaux dans l’exploration du pétrole camerounais.
Des analyses et calculs de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), cette année 2026, la production nationale de pétrole brut au Cameroun est projetée à 20,8 millions de barils et 22,1 millions de barils en 2027. Cette tendance, observe la SNH, « traduit une trajectoire de reprise conditionnée par la réussite des investissements amont et à la stabilisation du contexte opérationnel. »
Si donc pour certains observateurs, le secteur pétrolier camerounais prendrait de l’eau du fait de nombreux aléas, pour la SNH, il s’agit de lectures parcellaires, voire superficielles, qui ne cadrent pas avec la réalité car, « l’environnement pétrolier camerounais présente des évolutions notables et des perspectives de rebond font état d’un redressement progressif de la production à partir de 2026, grâce à l’effet combiné des programmes de développement en cours, de l’optimisation des champs matures et des nouvelles mises en production. »
Pour mieux rassurer, un pan de voile est levé. De l’avis de Nathalie Moudiki, conseiller N°2 et cheffe de la Division Juridique à la SNH, neuf blocs libres prospectifs, dont six situés dans le bassin offshore Douala-Kribi-Campo -reconnu pour son potentiel géologique – et trois dans le bassin du Rio Del Rey sont mis en promotion par un appel à manifestation d’intérêt. « La stratégie conduite par la SNH vise à redynamiser l’amont pétrolier, attirer de nouveaux investisseurs internationaux et sécuriser la production à moyen et long terme », confie l’entreprise.

En réunion à Paris le 23 janvier 2026, la commission paritaire SNH-PERENCO-ADDAX a examiné de nombreux pans du pétrole camerounais, les attentes des pouvoirs publics, entre autres. Ceux qui s’intéressent aux retombées financières du pétrole camerounais, ils doivent noter que « la fixation des prix de vente de pétrole n’est ni un exercice routinier, ni un processus exclusivement animé par les fluctuations du marché pétrolier. Il faut prendre en compte les évolutions géostratégiques mondiales et en particulier la vision politique du président Paul Biya en la matière, axée sur la souveraineté et l’indépendance énergétique », glisse Nathalie Moudiki, Représentante de l’Administrateur-Directeur Général de la SNH lors des travaux à la capitale française. Cela fait déjà des mois que le projet CSTAR (voir ici) est en cours.
Ce segment aval, rassure la SNH, enregistre continuellement des avancées très rassurantes. De l’avis de Jean Marie Biada, économiste expert certifié ONUDI en diagnostic et mise à niveau des entreprises, le marché camerounais des hydrocarbones raffinés est un marché de 2 millions 100 mille tonnes
Aloys Onana



