Le pays déclasse l’Egypte, le Mali, le Benin, le Burkina Faso, des poids lourd dans la production de cette ressource économique.
La performance agricole de l’Afrique subsaharienne livre des statistiques révélatrices sur l’efficacité des systèmes de production nationaux. Selon les dernières données compilées par le département américain de l’agriculture (USDA), le Cameroun occupe désormais le sommet de la pyramide continentale en matière de rendement cotonnier. Avec une moyenne de 1,54 tonne par hectare, le pays devance ses concurrents directs et installe un nouvel étalon de mesure pour l’industrie textile régionale.
Cette suprématie technique place le Cameroun devant l’Ouganda, qui affiche 1,51 tonne par hectare, et le Soudan, dont les récoltes atteignent 1,36 tonne par hectare. Le contraste devient frappant lorsqu’on examine les chiffres des puissances historiques d’Afrique de l’Ouest. Le Bénin plafonne à 0,73 tonne par hectare, tandis que le Mali et le Burkina Faso, membres du groupe autrefois dominant des producteurs, se situent respectivement à 0,53 et 0,46 tonne par hectare.
L’écart entre le leader camerounais et le bas du classement, occupé par le Zimbabwe avec 0,34 tonne par hectare, souligne l’impact des stratégies d’encadrement des planteurs. Des explications du département américain de l’agriculture, la maîtrise des calendriers de semis et la gestion des intrants expliquent cette capacité à extraire plus de matière sur des surfaces identiques. En dépassant l’Égypte, pays de tradition cotonnière par excellence qui affiche 0,96 tonne par hectare, l’agriculture camerounaise démontre que la productivité ne dépend pas uniquement de l’histoire, mais de l’application rigoureuse des schémas de culture.
M.N



