La convention entre les deux partenaires a été signée à Yaoundé en présence du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’artisanat.
L’initiative portée par l’acteur majeur du secteur bancaire au Cameroun et la Société financière internationale (ICF), membre du groupe de la Banque mondiale, va stimuler l’innovation pour faire émerger des champions nationaux et bâtir un environnement prospère où des entreprises désormais capables d’innover et de créer des emplois pourront contribuer à la croissance du Cameroun.
Ce 2 avril 2025, à Yaoundé, en présence du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat, ainsi que plusieurs autres invités spéciaux parmi lesquels des hommes d’affaires et des clients de l’établissement bancaire, s’est déroulée la cérémonie officielle de signature de la convention qui devrait permettre le développement de l’entrepreneuriat féminin au Cameroun. «Je veux exprimer ma satisfaction suite à la signature de cette convention qui vise à soutenir la PME camerounaise en termes d’accompagnement financier et non financier. Il s’agit de créer des conditions d’un développement accéléré de la PME dans notre pays», a déclaré le ministre Achille Bassilikin III, en charge des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

Avant le membre du gouvernement, le directeur général d’Afriland First Bank est monté au créneau. «Nous stimulons l’innovation. L’objectif est clair: faire émerger des champions nationaux. Ensemble, bâtissons un environnement prospère où nos entreprises pourront contribuer à la croissance du Cameroun», a déclaré Célestin Guela Simo, directeur général d’Afriland First Bank, dont l’engagement dans le financement des entreprises se traduit par un encours de 988,17 milliards de FCFA au 31 décembre 2024, illustrant et affirmant ainsi son rôle stratégique dans la croissance et le développement du tissu économique national.
Et le manager d’établissement bancaire leader au Cameroun, avec 90 agences pour plus de 500.000 clients d’ajouter: «Nous sommes ravis de travailler avec la société financière internationale pour soutenir la croissance des PME au Cameroun.» Poursuivant son intervention, il a déclaré: « ce partenariat nous permettra d’intensifier les financements dont les petites entreprises ont besoin pour se développer et jouer un rôle plus important dans le développement économique du pays», tout en soulignant face à l’assistance que «les PME sont la clé de voûte de notre économie. Et en contribuant à leur réussite, nous construisons un avenir plus fort et plus diversifié.»
Au terme de cet accord, la Société financière internationale (IFC) mettra à la disposition d’Afriland First Bank, un acteur majeur du secteur financier au Cameroun, une ligne de financement équivalente à 60 millions de dollars américains [36 milliards 447 millions de FCFA] dont 20 millions de fonds propres et 40 millions mobilisés auprès d’autres bailleurs de fonds. L’argent sera octroyé aux PME et particulièrement aux projets portés par des femmes, sous forme de prêts de premier rang non garantis, assortis d’une période de remboursement pouvant aller jusqu’à 5 ans et d’un délai de grâce d’un an.
Les critères d’éligibilité suivant doivent être respectés: chiffre d’affaires annuel équivalent à 9 milliards de FCFA; total bilan de 9 milliards de FCFA et effectif de 300 employés. Le plafond des montants perçus par une entreprise est de 600 millions de FCFA.
Toute chose qui réjouit les bailleurs de fonds: «Grâce à ce partenariat avec Afriland First Bank, nous voulons combler le déficit de financements des PME et donner aux entrepreneurs des moyens d’innover et de créer des emplois», a souligné Dhalia Khalifa, directrice régionale IFC pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest anglophone.
La Société financière internationale, membre du groupe de la Banque mondiale, est la plus importante institution mondiale d’aide au développement axée sur le secteur privé dans les marchés émergents. Elle mène des opérations dans une centaine de pays, consacrant son capital, son pouvoir de mobilisation, ses compétences et son influence à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des personnes.
Jean Robert



