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Gros consommateur d’engrais chimiques, le Cameroun songe à réduire l’usage de ces intrants pour donner plus de chance à la production biologique

by EDC
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Le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader) et celui en change de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Minepia) envisagent des campagnes de sensibilisation pour que le made in Cameroon gagne en notoriété.  

Chaque année, le Cameroun importe des quantités importantes d’engrais chimiques. Des intrants stratégiques pour la filière maïs, riz, cacao, café, sorgho, entre autres. L’ardoise de ces importations n’est pas négligeable, même si l’on peut noter une légère régression pour 2024. En effet, indique l’Institut national de la statistique (INS), à la période sous revue, le Cameroun a importé 225 334 tonnes, contre 228 326 tonnes en 2023, soit une baisse modérée de 1,3 % en volume. En valeur, le recul affiche 62,27 milliards FCFA contre 70,9 milliards FCFA un an plus tôt, soit une diminution de 12,2 %.

Le secteur privé a capté la portée positive de ce marché. Vite, d’Hydrochem Cameroun, filiale du groupe Noutchogouin Jean Samuel (NJS) est sortie de terre à la zone industrielle de Bonabéri, Douala 4e. Cette usine inaugurée en avril 2025 est dotée d’une capacité annuelle de 120 000 tonnes, extensible à 150 000 tonnes, et devrait permettre au pays de réduire de moitié ses importations, qui se chiffrent plus de 300 000 tonnes par an. Le Cameroun est donc de plus en plus gourmand en engrais chimiques. Ce qui préoccupe le parlement camerounais.

Le 17 novembre à Yaoundé, les élus de la nation ont posé sur la table un projet de loi relatif à la maximisation des productions agricoles biologiques, qui exclut l’utilisation de pesticides, d’engrais de synthèse, des produits chimiques et d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Il est question pour les députés d’avoir une loi qui encadre, voire, exige la production des aliments biologiques destinés à la consommation des personnes et des animaux. L’avantage ici serait non seulement d’assurer le bien-être de la biodiversité, mais également d’éviter certains dérapages sanitaires comme l’on a eu « la maladie de la vache folle » en l’occurrence sous d’autres cieux.

 L’autre avantage vise à doper la pureté du made in Cameroun, en ces temps où l’accord de partenariat économique avec l’Union européenne (APE, en vigueur depuis 2016) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf, en vigueur 2021) poussent le pays à accroitre les destinations commerciales de ses produits agricoles.

Les patrons en charge d’une part de l’Agriculture et du développement rural et d’autres part des Pêches et des industries animales promettent de déployer plus d’énergie pour que des productions biologiques aient des racines profondes au Cameroun. Ce qui sera fait à travers des campagnes de sensibilisation.

Albright Fandono

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