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La CEMAC reste sous la perfusion du FMI et muscle son bras de fer avec le secteur extractif

by EDC
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Lumière sur les résolutions de la session extraordinaire des chefs d’Etat de la Cemac à Brazzaville.

Au terme de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) à Brazzaville le 22 janvier, de nombreuses résolutions ont été prises. Elles visent toutes l’indépendance économique du bloc économique des six Etats que sont le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Tchad, la RCA et le Congo.

Face à la rareté des devises qui fragilise très souvent ces six économies, les chefs d’Etat réunis à Brazzaville ont décidé, à court terme, de garantir la cohérence entre les Lois des finances et les engagements des Etats avec le Fonds monétaire internationale (FMI) et assurer leur compatibilité avec les objectifs de soutenabilité de la dette et de consolidation de la disposition extérieure à moyen terme.

Autre mesure, négocier et conclure ou poursuivre les programmes économiques et financiers avec le FMI, renforcer la communication des statistiques y compris celles relatives à la gestion des finances publiques, à travers notamment la publication  mensuelle du Tableau des opérations financières de l’Etat (TOFE), accélérer la mise en place des comptes uniques des Trésors (CUT) et la digitalisation des finances publiques.

La Cemac s’engage à préserver l’indépendance de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) et à renforcer le rôle de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Un autre défi et non les moindres qui constitue un casse-tête à la Cemac et que veut depuis toujours redresser la Cemac sans jamais y parvenir, c’est poursuivre et finaliser les négociations avec les sociétés des industries extractives  en vue du rapatriement des fonds de restauration des sites pétroliers.

Un autre engagement, qui, s’il est respecté pourrait éviter les soubresauts qui ont souvent fait penser à la dévaluation du FCFA,  c’est le rapatriement à la Cemac les avoirs détenus à l’extérieur du bloc économique par les Etats et les recettes d’exportation des entreprises, notamment celles du secteur extractif.

A moyen terme, des engagements pris portent sur le renforcement et l’assainissement du secteur bancaire à travers la réduction de l’exposition des banques au risque souverain, le renforcement du rôle de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale dans le financement et la transformation structurelle des économies de la Cemac. Un point qui a toujours retenue les attentions sans pour autant susciter des actions tous azimuts qui pourraient doper les exportations auréolées de plu value, c’est l’accélération de la mise en œuvre de la stratégie communautaire d’import-substitution.

Le Programme des réformes économiques et financières (Pref-Cemac) assurera l’évaluation trimestrielle auprès des acteurs chargés de la mise en œuvre des mesures énoncées. Ont pris part à ces travaux de Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, Faustin Archange Touadera, Brice Clotaire Oligui Nguema, Obiang Nguema Mbasogo. A leur côté, Tahir Hamid Nguilin, ministre d’Etat en charge des Finances du Tchad et Louis Paul Motaze, en charge des Finances du Cameroun. Au bout, pas de dévaluation de la monnaie locale comme prédit par certains journaux, à contrario, des engagements collectifs qui attendent d’être mis en application sous la baguette du FMI.

Economie du Cameroun

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