Le président du Patronat des jeunes du Cameroun (Pajec), Joël Sikam [photo], précise que l’organisation dont il a la charge se positionne pour capter des fonds promis aux jeunes par le chef de l’Etat.
Dans son discours de fin d’année 2025, le président de la République a annoncé la mise en place, dans le budget de l’État pour l’exercice 2026, d’une enveloppe de 50 milliards de FCFA destinée au financement des premières tranches de projets portés par les jeunes. Une annonce forte, en droite ligne avec les orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui ravive l’espoir d’une jeunesse camerounaise en quête d’opportunités économiques, d’autonomisation et de création de valeur.
Quelques jours seulement après cette déclaration présidentielle, le Patronat des jeunes du Cameroun (Pajec) affiche déjà sa détermination à capter une part significative de cette manne financière. L’organisation patronale, qui fédère de jeunes entrepreneurs et porteurs de projets, entend jouer un rôle central dans la mise en œuvre de cette politique publique tournée vers l’économie réelle, en accompagnant des initiatives productives, viables et génératrices d’emplois durables.
Pour le Pajec, cette enveloppe constitue une opportunité stratégique pour renforcer son ambition : contribuer activement à la transformation structurelle de l’économie nationale, à travers la promotion de projets innovants inscrits dans une logique d’import-substitution, de compétitivité et de souveraineté économique. Six mois après sa rentrée solennelle, l’organisation se positionne comme un acteur crédible, structuré et capable de servir d’interface efficace entre l’État et les jeunes promoteurs.
Fort de son réseau, de son expertise et de sa vision axée sur le développement durable, le Pajec se veut un véritable catalyseur de projets, apte à orienter les financements publics vers des initiatives à fort impact socio-économique.
L’objectif est clair : faire émerger de véritables champions nationaux, promouvoir le Made in Cameroon et stimuler une dynamique entrepreneuriale créatrice de richesses locales.
Dans un contexte marqué par le chômage et la précarité des jeunes, cette mobilisation apparaît comme une réponse concrète aux défis de l’insertion professionnelle et de la consolidation du tissu productif. Le Pajec mise également sur la diversité de ses membres entrepreneurs, salariés et repreneurs d’entreprises pour inverser les tendances actuelles. Ces jeunes héritiers, confrontés aux enjeux du transfert générationnel, aspirent à évoluer dans un écosystème moderne, structuré et propice à la pérennisation des entreprises.
Alors que les modalités pratiques de déploiement des fonds restent encore attendues, le Pajec se dit prêt à accompagner les jeunes Camerounais porteurs de projets afin de traduire cette annonce présidentielle en résultats tangibles, mesurables et durables pour l’économie nationale.
S’exprimant à ce sujet, le président du Pajec, Joël Sikam, précise que l’organisation regroupe des entreprises issues des sept secteurs prioritaires de la SND30. Il indique également que le Pajec entend contribuer activement à l’élaboration des critères d’accompagnement et de financement des entreprises bénéficiaires. Du textile aux agro-industries, en passant par l’économie numérique et les entreprises de BTP, le Pajec ambitionne de couvrir l’ensemble des chaînes de valeur stratégiques pour le développement du Cameroun.
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