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Le port de Douala capitule et dit être disposé à travailler à nouveau avec la SGS, main dans la main, les yeux dans les yeux  

Dans une lettre envoyée au ministre des Finances le 12 février, Cyrus Ngo’o dit attendre, les bras ouverts, la reprise du scanning sur la place portuaire par la Société générale de surveillance (SGS). (Photomontage par Economie du Cameroun)

by La Rédaction
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S’achemine-t-on vers la fin de ce feuilleton qui met à mal la place portuaire de Douala ? En tout cas, les jours à venir pourraient être plus calmes. Le port autonome de Douala (PAD)  semble enterrer sa hache de guerre et se dit désormais disposé à travailler avec la SGS.

Dans une lettre datée du 12 février envoyée au ministre des Finances (Minfi), Cyrus Ngo’o écrit. « Je vous réitère à nouveau la disponibilité du PAD à recevoir et à organiser in situ, et de manière concertée, la reprise, sans délai, des opérations de la SGS S.A au TAC (Terminal à conteneurs), dans le cadre d’une réunion d’experts tripartite souhaitée par cette dernière, en même temps que seront abordées les autres questions relatives au respect, par cette entreprise installée au Port de Douala-Bonabéri, de ses obligations découlant de l’application des lois et règlementations relatives à la sécurité et à la police d’exploitation portuaires, auxquelles vous ne pouvez demeurer insensible. »

Le PAD liste au Minfi ses proches collaborateurs qui attendent, à bras ouverts, le manifeste de la SGS et des envoyés du Minfi. « Dans cette perspective, Madame Sibe Sylvie Laure, Conseiller Technique, et Messieurs Abdoul Hakim, Commandant du Port de Douala, et Nguene Nteppe Joseph, Chef de Division de l’Analyse de la Prospective et de la Coopération, tous mes collaborateurs, se tiennent à la disposition des experts de votre administration pour les besoins de la cause. »

Même si depuis la fin d’année 2025 Cyrus Ngo’o avait déjà indiqué aux agents économiques opérant sur la place portuaire de Douala qu’ils n’avaient plus rien à traiter avec la SGS et que leur seul interlocuteur en matière de scanning était désormais Transatlantic D, le patron du PAD se ravise. Certes, précise-t-il, depuis les directives du Chef du gouvernement, il est disposé à retravailler avec la SGS, mais, de ses explications, c’est l’entreprise suisse qui freinait des quatre fers.

A cela, se défend Cyrus Ngo’o,  s’est ajouté le flou occasionné par la douane qui adécidé unilatéralement, le 10 février dernier, de démobiliser tout le dispositif d’exploitation des images scanner mis en place, non seulement en retournant tous les 30 ordinateurs portables mis à sa disposition et à sa demande par la société TRANSATLANTIC D. SA, mais aussi et surtout, en décidant de ne plus procéder à la liquidation des déclarations en douane non couvertes par les images scanner de la SGS S.A, avec blocage au port des conteneurs concernés.

Tout cela relève désormais du passé, car « dans le but de mettre en œuvre les directives de Monsieur le premier Ministre Chef du Gouvernement, telles qu’elles m’ont été notifiées par lettre de référence, le PAD a immédiatement pris l’initiative d’inviter la SGS S.A à une réunion, le mercredi 04 février 2026, à l’effet d’examiner les modalités de reprise de ses activités d’inspection non-intrusive des marchandises par scanning au Terminal à Conteneurs (TAC), dans le strict respect des règles de sécurité et de police d’exploitation portuaires prévues par les lois et règlementations en vigueur. »

Cela dit, une réunion tripartite MINFI-PAD-SGS, est envisagée. Le PAD y tient, car l’absence d’une telle concertation visant le retour de la SGS pourrait avoir des conséquences non négligeables que reconnait le patron du PAD comme  « bloquer les flux physiques des conteneurs dans le port, de créer l’engorgement total du Terminal à Conteneurs (TAC), d’asphyxier la fluidité portuaire, de bloquer l’accueil des navires en escale au port de Douala-Bonabéri, principale porte d’entrée des marchandises au Cameroun et dans la sous-région d’Afrique Centrale, et in fine de bloquer toute la chaîne d’approvisionnement de l’économie nationale et sous-régionale. Elle est en outre constitutive d’une privation des droits et taxes au Trésor public, dans un contexte de rareté des ressources budgétaires de l’État. »

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