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Les enjeux du contrat Sunna Design, l’adjudicataire d’un marché de 21,4 milliards FCFA pour éclairer 360 communes

by EDC
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Il s’agit d’un marché passé de gré à gré.

La scène économique camerounaise vient d’enregistrer un mouvement d’envergure dans le secteur des infrastructures urbaines. Par une correspondance officielle datée du 28 janvier 2026, le ministre d’État, Secrétaire Général de la présidence de la République, a notifié l’accord présidentiel pour la passation d’un marché public majeur. Ce contrat, attribué à l’entreprise Sunna Design (voir ici), concerne la fourniture et l’installation de 21 500 lampadaires solaires répartis sur 360 communes du territoire national. L’enveloppe globale de cette première phase s’élève à 21,4 milliards FCFA toutes taxes comprises.

L’analyse de cette décision révèle une stratégie de déploiement technologique rapide. Le choix de la procédure de gré à gré témoigne d’une volonté de l’exécutif de réduire les délais administratifs habituels liés aux appels d’offres ouverts. Cette célérité opérationnelle constitue le pivot central de la manœuvre.

 Sur le plan technique, l’équipement de 360 communes garantit une couverture géographique quasi totale du pays, favorisant une forme d’équité territoriale dans l’accès à la sécurité nocturne et aux infrastructures de base.

Le recours à l’énergie solaire s’inscrit dans une logique de réduction des charges d’exploitation pour les municipalités, souvent confrontées à des arriérés de factures d’électricité auprès des fournisseurs d’énergie conventionnelle. En optant pour une solution autonome, l’État transfère une partie de la pression énergétique vers des ressources renouvelables, limitant l’impact sur le réseau électrique national déjà fortement sollicité.

Toutefois, le montage financier et la méthode de passation soulèvent des interrogations structurelles. Le coût unitaire par lampadaire, qui avoisine le million de francs CFA après calcul, place ce projet dans une tranche tarifaire haute pour le marché subsaharien. Cette valorisation inclut nécessairement la logistique complexe liée à la dispersion des sites sur l’ensemble du triangle national, mais elle interroge sur l’optimisation des coûts que seule une mise en concurrence réelle aurait pu garantir. L’absence de compétition directe prive l’administration d’un levier de négociation sur les prix et sur les garanties de maintenance à long terme.

La pérennité de l’investissement constitue un autre point d’attention. Si la phase d’installation bénéficie d’une impulsion politique forte, la question du service après-vente et du remplacement des composants, notamment les batteries, demeure un défi pour les communes bénéficiaires.

 La centralisation de la décision au niveau de la Présidence contraste avec la gestion locale ultérieure de ces équipements. Le risque d’un décalage entre l’offre technologique et les capacités de maintenance des petites communes rurales est présent. Ce projet de 21,4 milliards de FCFA représente une avance technologique indéniable, mais son succès final dépendra de l’intégration réelle des entreprises locales dans la chaîne de valeur et de la transparence de l’exécution budgétaire jusqu’au terme de cette première phase.

Article généré par l’IA 

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