Face à une concurrence de plus en plus agressive dans l’écosystème du Mobile Money, MoMo de MTN fait une annonce jugée forte. Sous la bannière « La titulaire s’impose encore », l’opérateur annonce une baisse structurelle de 25 % sur les frais de retrait et la gratuité totale des transferts.
Dans un secteur de la téléphonie mobile en pleine mutation, où la fidélité des abonnés est constamment mise à l’épreuve par l’émergence de nouveaux acteurs « disrupteurs », MoMo réaffirme son leadership. En saturant le marché par le volume et l’accessibilité, la marque passe d’une logique de simple opérateur à celle d’un véritable socle de l’économie numérique nationale.
Un élément sur lequel insiste la direction générale de MoMo, c’est l’offensive du « 1 % » et la fin des frais de transfert. Le point d’orgue, souligne Alain Nono, CEO de MoMo corporation, c’est que cette nouvelle grille tarifaire, est la suppression totale des frais sur les transferts d’argent. Dans un environnement économique où chaque unité compte, le passage au 0 frais sur les envois, les dépôts et les paiements marchands est un signal fort.
Parallèlement, la réduction de 25 % sur les frais de retrait, fixant désormais la commission à 1 %, vient directement soulager le portefeuille des utilisateurs finaux, observe Tracy Kadji, head of channel and commercial. En abaissant le coût de sortie du « cash-out », l’opérateur pense fluidifier l’usage de sa monnaie électronique, rendant le passage du virtuel au physique moins onéreux pour les ménages.
Madam don land
L’un des piliers de cette stratégie dévoilée ce 27 février à Douala, réside dans son slogan populaire qui est, « Price don reduce for all man ». L’offre se veut captivante au support technique pour garantir une portée maximale. Le segment Premium, une expérience optimisée via la MoMo App. Le segment Mass Market pour la résilience du canal USSD (*126#), « indispensable pour les millions d’utilisateurs de téléphones basiques sans connexion internet », confie Alain Nono.
En s’appuyant sur sa certification GSMA Mobile Money, l’opérateur rassure sur la sécurité des transactions tout en démocratisant l’accès au service. Cette approche permet de toucher aussi bien l’étudiant hyperconnecté que les « Bayamsellams », transformant le téléphone en un terminal bancaire universel.
Pour le top management de MoMo, il ne s’agit pas d’une promotion temporaire, mais d’une nouvelle réalité tarifaire. En se positionnant comme « la titulaire », la marque joue sur la corde de la stabilité et de la pérennité, Tracy Kadji.
Dans cette bataille pour le contrôle du « wallet » (portefeuille numérique), MoMo choisit de ne plus seulement concurrencer par la couverture réseau, mais par une utilité économique immédiate. En rendant le service quasi gratuit pour les transferts, l’opérateur espère transformer la volatilité des utilisateurs en une fidélité inébranlable, ce qui pourrait lui permettre de verrouiller son écosystème face aux nouveaux entrants.
De la conviction de l’entreprise qui revendique 150 mille points de vente qui offrent les services MoMo au quotidien, le secteur du Mobile Banking entre dans une ère « révolutionnaire », de maturité, celle où la valeur ajoutée se mesure à la capacité de devenir un bien de première nécessité accessible à tous, tout le temps, et au prix jugé meilleur.



