La réunion de ce 04 février pourrait faire revenir l’accalmie. Reste un os, l’acceptation par le ministère des Finances de voir Transatlantic collecter les taxes douanières.
Par instruction du Premier ministre chef du gouvernement, le port autonome de Douala (PAD) engage, ce 04 février à son immeuble siège à Douala, des discussions jugées cruciales avec la Société Générale de Surveillance (SGS) pour la reprise de l’inspection par scanning. Entre impératifs de fluidité et réorganisation structurelle, le dialogue s’annonce serré.
Le paysage portuaire camerounais s’apprête à connaître un tournant majeur, surtout que la présidence de la République avait annoncé l’acquiescement de Paul Biya acceptant le départ de la SGS du PAD. Dans un communiqué officiel daté du 02 février 2026, le Directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o, a convoqué la direction de la SGS Cameroun à une réunion de concertation stratégique. Cette rencontre, placée sous le signe de l’urgence, fait suite aux « hautes prescriptions » du Premier ministre chef du gouvernement, notifiées seulement quelques jours plus tôt.
L’enjeu premier de cette reprise d’activité est son alignement avec le décret de 2019 portant réorganisation du PAD. Le communiqué convoquant la réunion qui s’est retrouvé sur la toile, souligne que l’autorisation d’exercer de la SGS doit désormais scrupuleusement respecter les articles 12, 15 et 7 de ce texte. Il s’agit notamment de définir les conditions d’occupation du domaine public portuaire et les systèmes de partage d’informations pour la sécurité de l’exploitation.
Le ton du communiqué n’est cependant pas uniquement administratif. Il est aussi critique. Le PAD prévoit d’examiner « l’impact négatif » des activités de la SGS sur les délais de passage portuaire. Dans un contexte de concurrence régionale accrue, la lenteur du scanning est perçue comme un frein à la compétitivité du port de Douala-Bonabéri. De plus, l’aspect financier est mis sur la table : les coûts logistiques exposés par la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC S.A.) devront être intégrés dans l’équation économique de cette reprise.
L’un des points les plus intrigants de l’ordre du jour concerne l’examen d’une « hypothèse de collaboration » entre la SGS et la société TransAtlantic.D S.A. Cette éventuelle synergie pourrait redessiner les contours de la gestion du contrôle des marchandises, suggérant une volonté de l’autorité portuaire de ne plus laisser le monopole de l’expertise à un seul acteur, ou du moins, de mutualiser les ressources pour gagner en efficacité.
Un volet délicat, qui pourrait complexifier la sortie de crise car, l’arrivée d’un nouvel acteur de cette nature pourrait être recalée par les ministères de tutelle du PAD que sont le ministère des Finances et le ministère des Transports car, en filigrane apparaît en perspective, une alliance forcée entre la SGS et Transatlantic D.
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