Leur consommation énergétique mensuelle dépasse les 40 MW. Pour leur permettre d’être à l’abri des difficultés d’alimentation et dans le souci de faciliter la consommation des ménages, l’Etat central branchera ces industries sur la ligne du transporteur énergétique Sonatrel.
Le ministère de l’Eau et de l’énergie (Minee) n’a de cesse d’essuyer des critiques acerbes émanant du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), qui estime que plus les barrages sont construits, plus le pays sombre dans les délestages. En dehors de ce syndicat patronal, sur la toile en l’occurrence, des pages sont créés pour couvrir de quolibets le Minee, ainsi que l’énergéticien Energy of Cameroon (Eneo).
Le Minee, de son côté, se donne des défis qui, de son point de vue, devraient permettre de libérer un peu plus d’énergie et donner des moyens aux industries de tourner leurs machines en mode illimité. La vulgarisation d’une option jusque-là réservée à quelques industries comme Cimencam est donc déployée. Elle concerne de grosses industries, qui consomment plus de 40 MW par mois. Il est désormais question de les enlever du créneau d’Eneo, pour les raccorder à la ligne haute tension du transporteur énergéticien Sonatrel.
Sur la liste du Minee consultées par Economie du Cameroun, apparaissent au rang des entreprises bénéficiaires Prometal (sortie déjà effective), ACIERIE, group CADYST, ACCAM, Panzani, Mit Chimie, Azur, Broli, Mira, Pasta, Nestle, Novia, Bocam, Procim. La liste pourrait se rallonger.
De l’avis de Gaston Eloundou Essomba, patron du Minee, « l’Etat va poursuivre l’orientation des financements à travers une planification nationale intégrée pour satisfaire les besoins des industries. C’est à ce titre et dans la perspective de la renationalisation d’Eneo, que le gouvernement a entamé au travers du programme PforR la captation de la demande industrielle. Les travaux de constructions des ouvrages de transport et de distribution en vue du raccordement des industriels ont démarré et s’achèveront au quatrième trimestre 2026. Ceux-ci permettront de capter une demande industrielle d’environ 150 MW. »
A.O



