À travers ces opérations successives à Eséka et Dibombari, la Socapalm affirme vouloir contribuer à une meilleure lisibilité foncière, à la sécurisation des terres de l’État et à une cohabitation plus apaisée entre activités agro-industrielles, pouvoirs publics et communautés riveraines.
Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm) est dans une logique. Celle qui consiste à rassurer les populations d’Eséka et de Dibombari en l’occurrence, au sujet de la gestion foncière, un sujet qui a souvent fait des gorges chaudes.
Pour aplanir tout malentendu, l’entreprise a initié une série de rencontre entre, d’une part les populations riveraines des plantations dans les localités sus-évoquées, et d’autre part, avec l’Etat central, notamment avec son bras séculier en charge du Cadastre. Ainsi donc, à l’issue de travaux cadastraux officiels menés par les services compétents de l’État, dans un cadre tripartite associant l’administration, les communautés riveraines et la Socapalm, les résultats ont été présentés lors d’une cérémonie officielle tenue à la préfecture d’Eséka le 11 décembre 2025.

De sources officielles et sur la base des conclusions validées par les autorités, il ressort que sur une superficie initiale de 13 954 hectares, 5 119,92 hectares demeurent exploités par la Socapalm, 8 834,08 hectares ont été restitués à l’État du Cameroun. « Cette restitution marque la première matérialisation concrète de l’engagement de l’entreprise à clarifier les limites foncières de ses concessions et à contribuer à la sécurisation du domaine foncier public », confie-t-on.
Par ailleurs, dans la continuité de cette démarche visant à passer à la loupe toute cette question foncière afin d’effacer toutes les zones d’ombre, une seconde étape a été menée à Dibombari, dans la région du Littoral. Les travaux cadastraux y ont également permis de préciser les superficies spécifiques exploitées et celles devant être restituées à l’État.
À Dibombari, faut-il le souligner, les chiffres issus des opérations officielles font état d’une superficie initiale de 11 210 ha 41 a 01 ca, d’une superficie conservée par la Socapalm de 8 643 ha 47 a 52 ca ; et d’une superficie restituée à l’État du Cameroun de 2 566 ha 93 a 49 ca. « Le processus repose sur des mécanismes de concertation associant l’ensemble des parties prenantes, et s’appuie sur des outils techniques (cadastre, levés topographiques, validation administrative) destinés à objectiver les superficies concernées », confie l’entreprise.
Qui ajoute que cette dynamique de clarification et de restitution foncière a vocation à s’étendre progressivement à l’ensemble de ses plantations au Cameroun, au fur et à mesure de l’achèvement des travaux cadastraux et des concertations locales.
La main sur le cœur, la Socapalm –cotée en bourse depuis 2009- souligne que ces restitutions s’inscrivent dans un cadre légal et institutionnel, fondé sur les conclusions des travaux cadastraux validés par les autorités compétentes. « À travers ces opérations successives à Eséka et Dibombari, la Socapalm affirme vouloir contribuer à une meilleure lisibilité foncière, à la sécurisation des terres de l’État et à une cohabitation plus apaisée entre activités agro-industrielles, pouvoirs publics et communautés riveraines. »
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