Des explications de la Société nationale de raffinage (SONARA), le but principal est d’emmener cette entreprise à recommencer à raffiner le pétrole local dans sa globalité.
C’est depuis le 31 mai 2019 que quatre unités de la Société nationale de raffinage sont parties en fumée. Depuis lors, le défis consiste à remettre cette entreprise dans son exploitation globale. Le Directeur général, Harouna Bako est dans ce sens, axé sur une stratégie précise. Il s’agit de l’implémentation du Plan d’Accélération des mesures de Réhabilitation en vue de la Reprise du raffinage à la SONARA sous vingt-quatre mois (PARRAS 24).
Pour ce qui est de l’actualité brulante de la Sonara, le Premier ministre chef du gouvernement a annoncé le passage du coût de reconstruction/réhabilitation de cette entreprise de 250 à 300 milliards de FCFA. Ce qui a fait sursauter de nombreux observateurs.

De sources internes, l’on avance plusieurs raisons jugées « pertinentes ». En effet, il est confié que « le coût prévisionnel du PARRAS 24 fixé à 300 milliards FCFA est la marge supérieure des devis estimatifs antérieurs en relation avec des prestations de travaux de réhabilitation au lendemain du sinistre. »
Aussi, ajoute l’entreprise, sur la base des estimations initiales faites par d’autres process en 2020-2021 allant de 111 à 278 milliards, il faut prendre en compte l’actualisation des prix (plus de 5 ans après), le périmètre couvert par PARRAS 24 qui inclut : les unités 15,255,225, quelques bacs de stockage et une stratégie d’alimentation en énergie électrique qui viendront finaliser la phase 1 du projet de modernisation SONARA 2010 qui était en cours d’exécution sur site au moment du sinistre en 2019.
D’autres arguments sont sur la table. Comme la prise en compte du plan de remise à niveau du personnel d’opération et du management ainsi que des éléments du volet organisationnel, les coûts annexes encadrant notamment la démarche Qualité (Assistance à Maitrise d’ouvrage, maitrise d’œuvre, les organismes et bureaux de contrôle agréés, frais de déplacements & de missions etc.), les coûts liés à la maintenance, préservation/conservation des installations à réutiliser, les inspections approfondies et la mise en œuvre des recommandations induites, les contingences associées à tout projet de revamping et les risques pouvant survenir dans le cadre de l’exécution du PARRAS 24, les coûts liés aux premières charges en consommables et matières premières.
Au final, « le but ultime étant la satisfaction du besoin national en produits pétroliers via l’amélioration du rendement en produits finis obtenus spécifiquement et prioritairement à partir du pétrole brut produit au Cameroun qu’il serait désormais possible de rentabiliser complètement. » « PARRAS 24 est une initiative exploitant l’opportunité d’une reprise du raffinage sous un délai réduit considérablement ; soit 24 mois au lieu de 60 mois s’il faille reprendre la production uniquement à l’achèvement complet du projet SONARA 2010 », indique-t-on dans les couloirs de cette entreprise.
A.O



