Un formulaire de collecte d’informations leur sera envoyé dans l’optique de recueillir toutes les données nécessaires, ce qui permettra au Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) de mieux cerner les dégâts économiques, afin d’être capable de mener toute action de plaidoyer ou de soutien qui pourrait s’avérer nécessaire.
C’est l’accalmie de manière globale au Cameroun, après de longs jours d’intenses soulèvements nés le 27 octobre 2025, jour de proclamation des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025. Ce jour-là en effet, selon le conseil constitutionnel, c’est Paul Biya, 92 ans donc 43 passés au pouvoir, est déclaré vainqueur.
Vite, est née la désobéissance civile. Des protestations profondes qui ont secoué tout le pays. Ce qui pousse le Gecam à se tourner vers ses membres et autres agents économiques pour voir, qui a perdu quoi, qui a subi quoi, qui a connu quelles difficultés, etc. « Les manifestations survenues dans plusieurs villes, ont engendré de regrettables pertes en vies humaines, de nombreux blessés ainsi que des arrestations », déplore Célestin Tawamba [photo], le président du patronat camerounais.
Il poursuit. « Nos entreprises, piliers de la vitalité économique nationale, déjà en proie à plusieurs défis liés à l’environnement des affaires, n’ont pas été épargnées : plusieurs commerces et unités de production ont, de manière regrettable, été vandalisés, incendiés ou pillés. Aude-là de ces dégâts matériels, c’est l’ensemble de l’activité économique qui a été profondément perturbée, plongeant de nombreuses structures dans une situation d’immobilisme préjudiciable, compromettant ainsi, la continuité de service, la stabilité des emplois et la confiance des investisseurs. »
Ainsi, souligne le patron des patrons du Cameroun « conscient de l’ampleur des préjudices subis et soucieux d’en mesurer l’impact réel sur le tissu économique, le Gecam a entrepris de procéder à une évaluation exhaustive des pertes enregistrées par ses membres et au-delà, par d’autres entreprises non-membres, autant que possible. Cette démarche, se convainc le patronat camerounais, vise à disposer d’une base factuelle solide en vue, notamment de toute action de plaidoyer ou de soutien qui pourrait s’avérer nécessaire auprès de plusieurs institutions partenaires, à très brève échéance. A cet effet, un formulaire de collecte d’informations vous sera transmis dans les tout prochains jour », dévoile Célestin Tawamba.
Aloys Onana



