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Port autonome de Douala : Transaltantic passe au scanner son offre de service et promet plus de traçabilité

by EDC
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Transatlantic reste convaincue le souci du Cameroun réside dans la collecte des fonds pour le financement de l’économie, ce qui la motive encore plus.

Transatlantic est déterminée à déployer son savoir-faire au port autonome de Douala (PAD) malgré cette décision [voir ici]. Dans un communiqué que notre rédaction a consulté, ce champion du scanning qui fait en outre ses preuves au port de Kribi indique : « À compter du 1er janvier 2026, les opérations d’inspection non intrusive des cargaisons (scanning) au Port de Douala–Bonabéri sont exclusivement assurées par Transatlantic D S.A., dans le cadre de la concession qui lui a été accordée par le Port Autonome de Douala. »

L’entreprise va plus loin dans son exposé et défend, au sujet des conditions de paiement de scanning, les frais de scanning ne sont plus réglés via CAMCIS, l’ensemble des frais de scanning doit désormais être payé directement au bureau de Transatlantic D conformément aux procédures de facturation en vigueur, le statut des paiements est vérifié de manière électronique aux points de contrôle portuaires désignés, tout conteneur dont les frais de scanning n’auront pas été dûment réglés ne sera pas autorisé à poursuivre son cheminement dans la chaîne logistique portuaire.

Au sujet des conteneurs à l’exportation, Transatlantic souligne que tous les conteneurs destinés à l’exportation sont soumis à un scanning obligatoire avant leur entrée dans la zone terminale, la validation du scanning et de l’inspection constitue une condition préalable à l’admission au terminal et au chargement à bord des navires, tout conteneur à l’exportation ne disposant pas d’un statut valide d’inspection effectuée et approuvée par Transatlantic D, se verra refuser l’accès au terminal et ne pourra être chargé sur aucun navire.

Une innovation est mise sur la table, celle des multisites. Et donc, avance Transatlantic, les opérations de scanning sont déployées sur un nombre accru de sites de scanning désignés au sein du Port Autonome de Douala, ce déploiement multi-sites vise à optimiser la circulation, réduire la congestion et améliorer la fluidité opérationnelle dans l’ensemble de la zone portuaire.

En matière de sécurité, le nouvel arrivant promeut le renforcement technologique et sécuritaire. Dans le détail, indique l’entreprise, le nouveau modèle de scanning reposera sur des équipements de scanning de nouvelle génération et des unités mobiles d’inspection, des outils avancés d’analyse d’images et de détection assistée, la transmission numérique sécurisée et l’archivage des résultats d’inspection, la mise à disposition directe des résultats de scanning aux administrations dûment habilitées.

Défaillances SGS

La détermination de Transatlantic et du PAD repose sur des constats que les deux partenaires notent. Il ressort qu’entre 2015 et 2025, le Cameroun a confié une fonction hautement stratégique de souveraineté — le scanning non intrusif des marchandises — à SGS, notamment au Port Autonome de Douala. « Ce contrat, aujourd’hui arrivé à expiration, laisse derrière lui un constat sans appel : une décennie de défaillances opérationnelles, d’opacité financière et de failles sécuritaires majeures, ayant affaibli l’État, exposé les frontières et privé le Trésor public de ressources cruciales. »

Pour mieux comprendre ce qui n’a pas marché, l’on revisite le contrat signé le 2 mars 2015. Premier élément qu’examine Transatlantic : « la SGS fournira les Services et exécutera ses obligations avec la diligence et l’efficacité nécessaires, conformément aux normes internationales applicables et aux meilleures pratiques du secteur. » (Article IV – Obligations de la SGS). Constat : malgré cette obligation de moyens renforcée, seuls quatre scanners ont été effectivement livrés et exploités après sept années d’exécution, le dispositif, souligne-t-on, n’a jamais permis une couverture complète, continue et fiable du trafic du Port Autonome de Douala.

L’instruction du ministère des Finances du 19 novembre 2025, fais observer Transatlantic, rappelle explicitement que le contrat SGS prévoit une durée ferme de dix ans, impose à SGS le renouvellement et le remplacement progressif des scanners installés dès 2016–2017, met à la charge exclusive de SGS la maintenance, l’assurance, le transport et les charges d’exploitation des équipements. « Or, les documents montrent que les remplacements prévus ont été retardés de plusieurs années, les scanners existants ont été maintenus au-delà de leur durée normale d’amortissement, la promesse de scanners mobiles supplémentaires, censés densifier les contrôles sur le territoire, n’a jamais produit les effets attendus. »

D’autres défauts sont relevés à la pelle lors de l’existence de SGS désormais reléguée au passé, comme plusieurs catégories de cargaisons  échappaient au scanning, des flux sensibles n’étaient pas correctement détectés, des passages d’armes et de matériels prohibés ont été signalés sans détection effective, le scanning à l’export a été organisé en dehors de l’enceinte portuaire sécurisée, permettant des manipulations post-scan,  des substitutions de cargaisons,  des reconstitutions de flux frauduleux, entre autres défaillances.

Au regard de tout cela, se convainc Transatlantic, il faut tirer les conséquences et réajuster le curseur. « Le bilan de SGS au Cameroun est désormais public, documenté et établi. Les documents contractuels eux-mêmes démontrent que les défaillances de SGS au Cameroun ne relèvent ni de l’approximation ni de la fatalité, mais d’une violation répétée d’obligations contractuelles claires, d’un affaiblissement structurel de la sécurité nationale, d’un préjudice financier majeur pour l’État camerounais. »

Et donc, « la fin du contrat et la décision de confier le scanning à un nouveau partenaire à compter du 1er janvier 2026 ne constituent pas une rupture arbitraire, mais une mesure de sauvegarde de l’intérêt général décidée sur hautes instructions du Président de la République du Cameroun. Le nouveau partenaire technique et privé, Transatlantic D, n’est pas un acteur du débat politique, mais un outil opérationnel retenu pour garantir la continuité, la sécurité et la souveraineté de l’État camerounais. »

Economie du Cameroun

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