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Gestion publique : Dette flottante de l’État, le Minfi fixe un délai au 31 octobre 2026 aux administrations

Le ministre des Finances Louis Paul Motazé ouvre, par une lettre-circulaire datée du 19 août 2026, un nouveau cycle de recensement et d'audit de la dette flottante de l'État et de ses démembrements portant sur la période 2020-2025. Les dossiers correspondants doivent parvenir à la Direction générale du Budget au plus tard le 31 octobre 2026.

by La Rédaction
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Le document signé de Louis Paul Motaze, ministre des Finances, s’adresse aux ministres d’État, aux ministres, aux recteurs des universités d’État, aux directeurs généraux et assimilés ainsi qu’aux maires. Il s’inscrit dans la poursuite des efforts de maîtrise et d’encadrement de la dette publique liée aux engagements de l’État et de ses démembrements.

Le Minfi justifie cette initiative par la nécessité de résorber la spirale d’endettement qui constitue, selon les termes de la circulaire, un risque majeur mettant constamment en mal la stabilité des finances publiques. Le nouveau cycle de recensement et d’audit couvre la dette flottante accumulée entre 2020 et 2025 et démarre à compter de la date de signature du document.

Les structures concernées reçoivent une double instruction. Elles doivent d’abord prendre des mesures idoines pour éviter toute nouvelle accumulation de dettes au sein des entités dont elles ont la charge. Elles transmettent ensuite les dossiers relatifs à leurs engagements non soldés à la Direction générale du Budget, au niveau de la Division des participations et des contributions, située au 4e étage, porte 401-A. Le délai fixé pour cette transmission court jusqu’au 31 octobre 2026.

Copie de la lettre-circulaire est adressée au secrétariat général de la présidence de la République et au secrétariat général des services du Premier ministre, ce qui situe cet exercice de recensement au sommet de l’architecture de suivi de la dette publique camerounaise.

La dette flottante, constituée des factures et engagements de l’État et de ses démembrements restés impayés au-delà des délais réglementaires, alimente une partie de la dette intérieure du pays. Selon la dernière note de conjoncture de la Caisse autonome d’amortissement, l’encours de la dette intérieure du Cameroun s’établit à 5 129 milliards de FCFA à fin mars 2026, en progression de 6,4 % sur un an, soit 33,3 % de l’encours total de la dette publique, évalué à 15 416 milliards de FCFA à la même date.

L’accumulation des restes à payer pèse directement sur la trésorerie des entreprises locales et des fournisseurs de l’État, qui financent souvent leurs prestations par des emprunts bancaires. Le retard de paiement des créances publiques dégrade la qualité des bilans des opérateurs domestiques, complique le remboursement de leurs propres engagements auprès des banques et alimente la prudence des établissements de crédit à l’égard des acteurs dépendant de la commande publique. Cette situation contribue à renchérir le coût du crédit intérieur et à freiner l’investissement privé, dans un contexte où le Trésor recourt de plus en plus au marché domestique des titres publics pour se financer, ce qui met les besoins de trésorerie de l’État en concurrence directe avec ceux des entreprises locales sur le marché des capitaux domestique.

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