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Partenariat : Ecobank Cameroun signe avec l’Ordre national des médecins une convention en cinq piliers pour 14 000 inscrits

La banque panafricaine, qui célèbre 25 ans de présence au Cameroun, a noué un partenariat avec l'Ordre national des médecins du Cameroun. L'offre va du compte sécurisé à la transmission du cabinet, en passant par le crédit d'équipement et la prévoyance.

by La Rédaction
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Ecobank Cameroun et l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) ont signé ce 29 septembre 2026 à Douala une convention de partenariat jugée stratégique. Elle ouvre aux membres de l’Ordre des services bancaires conçus pour leur profession. Les cabinets, cliniques et centres de santé accèdent à des solutions de financement, de gestion de trésorerie, de moyens de paiement et de digitalisation.

Gwendoline Abunaw, administratrice directrice générale d’Ecobank Cameroun, inscrit l’accord dans les 25 ans de présence de la banque dans le pays. « La convention que nous signons aujourd’hui illustre notre ambition d’être plus qu’une banque, nous voulons être un véritable partenaire de développement », déclare-t-elle. Les médecins accèdent aux offres Premier Banking et Wealth Management pour structurer, protéger et valoriser leur patrimoine. Elle conclut que « la réussite des médecins du Cameroun, c’est la réussite d’Ecobank ».

Le Dr Rodolphe Fonkoua, président de l’ONMC, pose le cadre chiffré. L’Ordre compte 14 000 inscrits au tableau, dont environ 10 000 exercent réellement pour 30 millions de Camerounais. Cela représente environ 0,7 médecin pour 1 000 habitants, contre 2,5 à 3 recommandés par l’OMS. « Nous ne sommes pas ici pour parapher un avenant ni établir une prescription médicale. Nous sommes ici pour signer un acte de souveraineté », lance-t-il. Il décrit le paradoxe du médecin camerounais, « capable de sauver une vie à 3 heures du matin, mais totalement incapable de sécuriser la sienne ». Selon lui, Ecobank a proposé « un projet » et non un simple compte, car « financer le médecin, ce n’est pas financer un client, c’est financer une infrastructure de souveraineté ». L’architecture est bâtie en quelques mois.

Le premier pilier, celui de la dignité, sécurise les revenus du médecin inscrit au tableau grâce à un compte sécurisé. Ses recettes sont encaissées, tracées et sécurisées. Ecobank lance des opérations zéro cash à domicile. « Un médecin doit soigner, mais il ne doit pas transporter son argent. C’est le travail d’une banque », argumente le Dr Fonkoua.

Le deuxième pilier, celui de l’investissement, vise à pérenniser le cabinet ou la clinique. Environ 95 % du matériel médical des cabinets et des cliniques est importé. Ecobank peut prêter environ 15 millions de FCFA, et de 80 à 100 millions de FCFA pour un bloc opératoire. Un leasing santé, avec une échéance de 6 mois renouvelable, complète le dispositif, le matériel acquis constituant sa propre garantie. Le président de l’Ordre y voit le moyen de rééquiper les cliniques et de mettre un terme au vide hospitalier.

Le troisième pilier, celui de l’humanisation, protège la famille du médecin. Deux filets de sécurité sont prévus, une prévoyance décès avec un capital versé après la disparition du praticien et une assurance scolaire pour la poursuite des études des enfants au collège. « Ce pilier constitue véritablement le cœur de notre métier », souligne le Dr Fonkoua, qui évoque des confrères décédés en laissant des familles sans ressources.

Le quatrième pilier concerne la valorisation de la retraite, avec une retraite complémentaire « pensée par nous et pour nous ». Elle doit permettre de sécuriser et de faire fructifier ce que les médecins ont déjà bâti.

Le cinquième volet, porte sur la transmission. La division Private Banking d’Ecobank lance une ingénierie de la transmission. Elle répond à des questions concrètes, comme transmettre un cabinet sans l’écraser fiscalement ou le céder à un jeune confrère tout en gardant un revenu de substitution. « Une clinique n’est pas seulement un fonds de commerce, c’est parfois l’œuvre de sa vie », rappelle le président de l’Ordre.

Le Dr Fonkoua ramène les cinq piliers à un seul objectif. « La fin de la précarité pour un médecin est la fin de la fuite des cerveaux », affirme-t-il. Mme Abunaw promet de son côté le partage d’expertises, l’éducation financière et l’innovation au bénéfice de la communauté médicale.

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