La résidence artistique panafricaine JamSalam, organisée par le Club Afrique Développement d’Attijariwafa bank, s’est achevée le 29 juillet dernier à Al Maqam, dans la commune de Tahannaoute, au Maroc. Pendant quinze jours, quinze artistes venus de quinze pays africains ont travaillé, échangé et tissé des liens que les organisateurs situent au-delà du seul cadre artistique. La cérémonie de clôture et de restitution des œuvres, tenue sur place, a réuni les artistes, les représentants JamSalam des quinze pays où le groupe Attijariwafa bank est présent en Afrique, ainsi que les équipes du Club Afrique Développement et de la Fondation Attijariwafa bank.
Âgés de 20 à 35 ans, les participants ont reçu leurs attestations de participation à l’issue de la cérémonie. Plusieurs d’entre eux ont témoigné, selon le communiqué diffusé par le groupe bancaire, de l’impact que cette initiative a eu sur leurs trajectoires professionnelles et leur regard sur le continent.
L’artiste peintre et sculpteur Mohamed Mourabiti, fondateur de la résidence Al Maqam, est intervenu lors de la clôture. Il a salué l’initiative et souligné l’enjeu de la création artistique commune, ainsi que l’importance du dialogue intracontinental pour un progrès collectif ancré dans les territoires.

Le thème retenu pour cette édition, « Au Nom de Toumaï, Espoir de vie », a structuré le travail des artistes tout au long du séjour. Les œuvres produites relèvent de la peinture, de la sculpture et de la photographie. Elles ont été jugées de grande qualité et d’une grande sensibilité par les professionnels et les invités présents à la restitution.
Pendant les deux semaines de résidence, les artistes ont bénéficié de la direction de Ousseynou Wade, président du Grand Jury de JamSalam et référence culturelle et artistique sur la scène africaine. Deux visites culturelles, à Rabat puis à Marrakech, ont complété le programme et permis aux participants d’élargir leurs sources d’inspiration.
Les œuvres issues de cette promotion 2026 ne s’arrêtent pas à Al Maqam. Elles seront présentées lors du prochain Forum International Afrique Développement, organisé par le Club Afrique Développement, avant d’être mises aux enchères au profit d’une œuvre de bienfaisance. Ce circuit, de la création à la vente caritative, place la démarche artistique dans une logique de retombées concrètes pour des causes sociales.
La promotion JamSalam 2026 rejoint désormais la communauté du Club Afrique Développement, dans une perspective de collaboration et d’impact durable au service du progrès commun, selon des sources officielles.

La liste des artistes retenus pour cette édition illustre l’ambition panafricaine du projet. Y figurent Falhone Ogun pour la peinture au Bénin, Ali Drabo pour la photographie au Burkina Faso, Grâce Dorothe Tong pour les arts pluridisciplinaires au Cameroun, Shams pour la peinture et le design au Congo-Brazzaville, Ouacabessay Kouame pour la peinture en Côte d’Ivoire, Doaa Fakher pour la peinture en Égypte, Julie Mvie pour la photographie au Gabon, Maïmouna Toure pour la peinture au Mali, Yassine Chraïbi pour les arts pluridisciplinaires au Maroc, Sidi Mohamed Sow pour la photographie en Mauritanie, Ibrahim Harouna pour les arts multimédias au Niger, Marema pour la peinture au Sénégal, Emmanuel Koukta pour la photographie au Tchad, Afi Elikplim pour la sculpture au Togo, et Sabra Ben Fradj pour la peinture en Tunisie.
Le nom même de la résidence renvoie à cette dimension continentale. Jam et Salam signifient « paix » respectivement en wolof et en arabe, un choix qui donne au projet une portée symbolique dépassant le seul champ artistique.
Pour le Club Afrique Développement, structure d’Attijariwafa bank dédiée à l’accompagnement des entreprises et des acteurs économiques sur le continent, JamSalam s’inscrit dans une stratégie de rapprochement des écosystèmes africains par la culture, en complément de ses activités habituelles de mise en réseau et de financement. La présence des représentants JamSalam des quinze pays du groupe lors de la cérémonie de clôture confirme l’ancrage de l’initiative dans le dispositif géographique déjà déployé par la banque sur le continent.
L’édition 2026 confirme ainsi la montée en puissance d’un format qui associe création artistique, réseau bancaire panafricain et engagement caritatif, avec un rendez-vous désormais fixé au Forum International Afrique Développement pour la suite du parcours de ces œuvres.
