Le document, publié par Socfinaf, indique que l’intégralité des sites de production d’huile de palme du groupe obtient la certification de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO) pour le cycle de reporting 2025. Le tableau de couverture par pays place le Cameroun avec deux filiales concernées, Socapalm pour six sites et Safacam pour un site, chacune marquée de la validation RSPO. Le taux de sites certifiés atteint 100 % à l’échelle du groupe, incluant également SOGB en Côte d’Ivoire, Brabanta en République démocratique du Congo, PSG au Ghana, Okomu au Nigeria pour deux sites, SAC en Sierra Leone et Agripalma à Sao Tomé-et-Principe.
La certification RSPO découle de l’appartenance de Socfinaf, via sa maison mère Socfin, à l’organisation RSPO, qui réunit les acteurs de la chaîne de valeur de l’huile de palme autour d’un cadre de principes et critères couvrant la gestion environnementale, la protection de la biodiversité et des forêts, l’usage des terres, le respect des droits humains, les normes de travail ainsi que le traitement des communautés locales et des travailleurs. Le respect du standard de certification de la chaîne d’approvisionnement (SCCS) s’y ajoute pour garantir la traçabilité des produits certifiés tout au long de la chaîne.
Le contrôle du respect de ces normes s’effectue chaque année par des audits menés par des organismes certificateurs accrédités par Assurance Services International (ASI). Ces audits couvrent l’examen documentaire, les inspections de terrain et la consultation des travailleurs, des communautés et des autres parties prenantes.
Sur le plan des volumes, la surface certifiée RSPO du groupe atteint 176 603 hectares, soit 100% de la surface exploitée. La production d’huile de palme brute (CPO) certifiée RSPO s’élève à 287 892 tonnes, représentant 78% du volume total produit, tandis que la production d’huile de palmiste (PKO) certifiée atteint 9 723 tonnes, soit 72% du volume produit. Le broyage de palmiste certifié RSPO couvre 100% des installations concernées, disposition applicable à trois sites du groupe, SOGB, Okomu et Safacam. Sur le marché, 5 518 tonnes de CPO certifié sont vendues au format physique et 115 037 tonnes au format crédits, contre 5 082 tonnes de PKO certifié en physique et 1 204 tonnes en crédits.
Au-delà de la certification, Socfin rapporte sa participation à deux groupes de travail RSPO consacrés à l’élaboration de nouvelles lignes directrices opérationnelles, l’un portant sur le devoir de diligence en matière de droits humains (HRDD), l’autre sur les salaires décents en vigueur, pour lequel le groupe a reçu une nomination de co-président. Socfin indique également avoir fourni une revue technique du futur calculateur PalmGHG et participé à une session de travail sur le consentement libre, informé et préalable (FPIC), avec un éclairage sur les réalités de mise en œuvre en Afrique. Le groupe signale aussi sa participation au processus de révision des principes et critères RSPO, approuvés en novembre 2025 et applicables à partir de mai 2026, ainsi qu’une intervention lors de la conférence annuelle RSPO 2024, consacrée au contexte de la production d’huile de palme certifiée sur le continent africain.
Le rapport aborde ensuite la couverture des sites en certifications ISO, distinctes du dispositif RSPO. Sur ce registre, Socapalm obtient la certification ISO 14001, gestion environnementale, sans figurer parmi les sites certifiés ISO 9001, gestion de la qualité, ni ISO 45001, santé et sécurité au travail, selon le tableau du document. Safacam obtient de son côté la certification ISO 9001 sans certification ISO 14001 ni ISO 45001 mentionnée pour ce site. À l’échelle du groupe, la proportion de filiales certifiées atteint 60% pour l’ISO 14001, 60% pour l’ISO 9001 et 10% pour l’ISO 45001.
Socfinaf justifie le recours à ces certifications par la gestion des risques environnementaux, sociaux et opérationnels liés à ses activités agricoles et agro-industrielles, la mise en place de systèmes de gestion structurés plutôt que de pratiques ponctuelles, ainsi que le maintien de sa licence d’exploiter face à la vigilance des organisations non gouvernementales, des investisseurs et des régulateurs dans les régions où le groupe opère.
