Selon le document, l’encours de la dette publique se répartit entre l’Administration Centrale pour 92,8 %, les entreprises et établissements publics pour 7 %, et les collectivités territoriales décentralisées pour 0,2%. L’encours des Restes à Payer (RAP), initialement évalué à 679,8 milliards de FCFA à fin décembre 2024, s’établit après actualisation par la Direction Générale du Trésor à 853,7 milliards de FCFA. Les RAP de plus de trois mois représentent 62,7 % de ce montant, contre 37,3 % pour les RAP de moins de trois mois.
Le ratio entre la dette extérieure et la valeur des exportations mesure l’écart entre les emprunts contractés par le pays et sa capacité à générer des devises. Depuis 2018, la valeur de la dette extérieure représente plus du double des recettes d’exportations, une situation qui traduit une dépendance du remboursement de la dette aux financements extérieurs plutôt qu’aux ressources propres issues du commerce international.
Le rapport aborde également l’endettement des établissements et entreprises publics (EPP). La dette globale de ces structures, rapportée à leur chiffre d’affaires combiné, passe de 312,57 % en 2020 à 244,74 % en 2021. La dette à court terme progresse de 19,26 % sur la période et représente 151 % du chiffre d’affaires en 2021, contre 160% en 2020. La dette à long terme s’établit à 93,36% du chiffre d’affaires en 2021, contre 152 % en 2020. Pour encadrer cette trajectoire, le MINFI signe le 5 juillet 2022 la circulaire n°4918, qui réajuste les termes des contrats de performance entre l’État et les EPP, en précisant les modalités d’élaboration, de conclusion et d’exécution de ces contrats.
La Caisse Autonome d’Amortissement chiffre par ailleurs la dette directe des entités publiques, en complément de la dette rétrocédée par l’État, à 1 011,2 milliards de FCFA en 2021.
Sur le plan du climat des affaires, le Gouvernement poursuit sa politique de décote des taux d’imposition, avec une réduction du taux d’impôt sur les sociétés de 28 % à 25% pour les PME, un abattement de 50% sur le taux d’imposition des produits pharmaceutiques et des engrais, et un relèvement de 0,5% à 1% du taux de déductibilité applicable au secteur brassicole sur le volume global de production.
Le renforcement de la sécurité juridique s’appuie sur l’encadrement légal de la procédure de dialogue de conformité, sur la procédure d’accord préalable en matière de prix de transfert, et sur l’ouverture d’une voie de recours devant le Directeur Général des Impôts lorsque le montant d’un redressement fiscal envisagé est de nature à entraîner un préjudice manifeste au contribuable. La simplification des procédures se traduit par le passage du délai de traitement des réclamations contentieuses de 30 à 45 jours au niveau du Directeur Général des Impôts, ainsi que par l’automatisation de la procédure de remise gracieuse des pénalités et intérêts de retard. L’accès des entreprises au financement s’appuie sur la reconduction du Fonds de garantie de 200 milliards de FCFA destiné aux emprunts intérieurs.
Le rapport consacre enfin un volet à la coopération au développement. En septembre 2021, le MINEPAT et le Système des Nations Unies au Cameroun signent le Plan-cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable, qui mobilise 22 agences onusiennes autour de quatre priorités stratégiques alignées sur la Vision 2035 et la SND30. La même année, le Gouvernement et l’UNFPA concluent le 8e Programme de Coopération pour la période 2022-2026, articulé au Plan Cadre de Coopération Cameroun-Nations Unies. Au total, environ 150 protocoles d’accord de financement entre le Cameroun et ses partenaires au développement sont enregistrés, pour un montant cumulé de 5 485,1 milliards de FCFA, répartis entre appuis budgétaires sectoriels, appuis budgétaires globaux et prêts-projets.
