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Kribi- Kienké: Sécurité, eau, recrutement, la SOCAPALM resserre le dialogue avec Nkolmbonda

L'agro-industriel a rencontré le 26 juin la communauté de Nkolmbonda, dans l'arrondissement de Niété, pour faire le point sur ses engagements RSE. Au menu : restitution d'analyses sur la qualité des eaux, remise d'un kit de sécurité communautaire et examen des doléances locales.

by La Rédaction
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La case à conférences de la chefferie de Nkolmbonda, dans le département de l’Océan, région du Sud, a accueilli le 26 juin une nouvelle session de concertation entre la SOCAPALM et les populations riveraines. La rencontre s’inscrit dans le cadre du dispositif tripartite qui structure les relations entre l’entreprise, les autorités traditionnelles et les communautés installées en périphérie de ses concessions.

Le point central des échanges porte sur la restitution des résultats d’analyses menées sur les cours d’eau traversant ou bordant la concession. L’objectif affiché, vérifier que les activités industrielles de la palmeraie n’altèrent pas la qualité des ressources hydriques partagées avec les villages voisins. Selon les représentants de l’entreprise, ces analyses, réalisées annuellement, couvrent l’ensemble des rivières logées dans la concession, y compris celles qui ne bordent pas directement Nkolmbonda.

La SOCAPALM met en avant plusieurs évolutions dans ses pratiques. La fin du rejet direct des eaux usées dans la nature, remplacé par un système de lagunage soumis à des contrôles trimestriels, ainsi que la création de zones tampons le long des cours d’eau, conformément aux exigences de la certification RSPO. Ces bandes riveraines, signalées par un marquage à la peinture rouge sur les plants concernés, visent à limiter l’usage de produits phytosanitaires à proximité immédiate de l’eau, une mesure corrective face à des plantations historiquement réalisées plus près des berges, à l’époque où l’entreprise relevait du secteur public.

Les résultats communiqués lors de la rencontre sont présentés comme globalement conformes. Mais l’entreprise va plus loin dans la démarche de transparence. Elle propose désormais que la communauté désigne un représentant pour assister au prélèvement des prochains échantillons, et ouvre la possibilité d’une contre-expertise indépendante, financée par le village, dont les résultats pourraient être confrontés à ceux de la SOCAPALM. Une copie des analyses sera par ailleurs déposée et consultable à la chefferie.

Un kit de sécurité, doléances et recrutement

Deuxième volet de la visite, la remise d’un kit de sécurité aux comités de vigilance villageois. Cette initiative fait suite à une réunion tripartite extraordinaire tenue en février 2026, convoquée après une série d’incidents sécuritaires dans les villages riverains et leurs environs. Cette réunion avait abouti à la création de comités de vigilance communautaires, dotés de moyens d’action et de remontée d’alerte.

Le matériel remis comprend téléphones, accessoires, lampes torches et sifflets, entre autres. Il est destiné en priorité aux « points focaux » désignés par chaque chefferie, chargés de faire le lien entre les comités de vigilance, la SOCAPALM et les autorités compétentes. L’entreprise indique attendre une réunion tripartite officielle, dont la tenue est actuellement en discussion avec la préfecture territorialement compétente.

Du côté de la communauté, la prise de parole de Mme Bidou Inès, cheffe et représentante du village, a salué la relation de partenariat avec la SOCAPALM tout en reconnaissant des tensions persistantes, notamment autour des recrutements locaux et de certaines incompréhensions amplifiées, selon elle, par l’intervention de tiers extérieurs au village. « SOCAPALM a toujours été notre partenaire fidèle », a-t-elle déclaré, tout en rappelant que les attentes de la population dépassent parfois les capacités de l’entreprise.

Côté direction, l’assistant administratif des ressources humaines de SOCAPALM Kienké, M. Mbock Yon Stéphane, a évoqué un climat d’échange sincère, tout en reconnaissant des lacunes de communication sur les démarches à suivre pour accéder aux dispositifs existants, prise en charge médicale, accompagnement de projets sociaux, et recrutement. Il a réaffirmé la place prioritaire accordée aux communautés riveraines dans les trois volets.

Au-delà de l’environnement et de la sécurité, la rencontre a permis de faire le point sur un projet d’équipement soumis par les villages de l’arrondissement de Niété en vue de l’exercice 2026 : débroussailleuses, groupes électrogènes et équipements de protection individuelle pour leur utilisation. La SOCAPALM indique avoir réceptionné la demande, actuellement à l’étude en fonction des enveloppes budgétaires allouées par arrondissement, avec un retour annoncé aux communautés sur la faisabilité de sa réalisation.

La SOCAPALM, qui exploite plusieurs concessions de palmiers à huile et d’hévéa dans le Sud et le Littoral camerounais, multiplie ces dernières semaines les rencontres avec les communautés riveraines, dans le but de souder ses liens avec ces communautés et leur prouver qu’au-delà de l’agroforesterie, le volet social et humain est bien ancré au cœur de cette entreprise, championne nationale dans son domaine.

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