Les membres desdits bureaux ont été installés le 3 juillet à Douala.
La mise place en des instances dirigeantes des Centres de formation professionnelle sectoriel (Cfps) de Douala et Edéa est un point qui augure leur fonctionnement effectif, projeté pour l’année 2026. Au niveau du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), c’est bon signe, après 13 années de brouillard. « La signature de notre première convention de partenariat remonte en janvier 2009, nos deux institutions n’ont cessé d’avoir une vision partagée, celle de doter notre pays d’instituts de formation professionnelle encrés dans les besoins réels de l’économie nationale, ce qui permettrait de réduire le chômage en offrant une formation adaptée aux besoins de l’entreprise et surtout faire en sorte qu’on puisse former des employés qui sont demandés par les entreprises », confie Célestin Tawamba, président du patronat camerounais.
Qui ajoute, « la richesse, il faut créer des conditions qui la rendent possible, et parmi les conditions, il y a la formation professionnelle qui est sans doute l’un des piliers les plus stratégiques, c’est le levier majeur pour l’amélioration de la productivité, l’insertion professionnelle des jeunes et l’adaptation permanente des compétences. Mais former ne suffit pas, il faut former utile, juste, au bon moment. C’est pourquoi nous saluons l’intégration du secteur privé à travers le Gecam, un ensemble de processus de conception, du pilotage et désormais de gouvernance de ces Centres. L’Etat ne créée pas la richesse, il donne les possibilités au secteur privé. »
Les Cfps de Douala et d’Edéa formeront des jeunes dans les domaines tels que l’agro-industrie, le transport, la logistique, la maintenance industrielle… Le Centre de Douala a comme président élu Richard Metoté Akwa. Son directoire est composé de représentants issus de Cadyst Group, Carrefour, Safacam entre autres. Le Centre d’Edéa a comme président élu Henri Ngangan.

« Il s’agit là des premiers pas des GIP CFPS de Douala et d’Edéa. C’est l’occasion pour les acteurs de la transformation professionnelle d’œuvrer pour le développement intégral des ressources humaines de qualité dans notre pays conformément à la SND30. Il s’agit d’un changement de paradigme que nous devons opérer, véritable changement de mentalité par le réarmement moral entrepreneurial afin d’orienter davantage nos jeunes, nos professionnels à une formation adaptée aux besoins de l’économie, la participation de tous, secteur public et privé, société civile, parents, formateurs et apprenant eux-mêmes, la valeur de la formation professionnelle telle que voulu par le chef de l’Etat », a confié Mounouna Foutsou, ministre par intérim en charge de l’Emploi et de la formation professionnelle.
Les deux bureaux de dirigeants des GIP CFPS d’Edéa et de Douala ont été élus, le Gecam et le Minefop, ont signé un nouveau protocole d’entente, ce qui permettra d’avoir autant une formation adaptée aux besoins de patrons que des débouchés pour les jeunes formés. La construction des Centres de formation professionnelle sectoriel (Cfps) est un projet financé par la France via le C2D pour un montant initial de 9.839.355.000 FCFA. Au total, c’est huit centres qui sont construits à travers le pays.
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