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Cinéma : film ‘’Le Flow’’,  quand le hip-hop défie les parents et les salles obscures

Produit sans financement extérieur, le premier long métrage d'Achille Tekoumo plonge dans les contradictions d'une jeunesse camerounaise tiraillée entre passion artistique et pression familiale. Avant-première fixée au 1er mai à Douala.

by EDC
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C’est dans une salle comble du Sylver Screen Cinéma que s’est tenue ce lundi 20 avril 2026 la conférence de presse du film Le Flow. Réalisé par Achille Tekoumo et co-réalisé par Jacques Bayam, ce long métrage de 1h15 s’annonce comme l’un des événements cinématographiques majeurs du cinéma camerounais.

Le film suit Aquila, une lycéenne de terminale passionnée de hip-hop, prise en étau entre son rêve artistique et l’incompréhension de ses parents. Un sujet universel, ancré dans une réalité sociale brûlante. « Nous avons voulu interpeller les parents et les institutions sur l’importance de soutenir le talent des enfants tout en le conciliant avec l’école », explique Tekoumo. Pour le réalisateur, l’enjeu dépasse le seul cadre familial. Il s’agit de briser le préjugé tenace qui associe musique, danse et théâtre à une voie de « voyous », et ce dans toutes les couches de la société camerounaise, riches comme modestes.

Sur le plan économique, Le Flow représente un pari audacieux. La production, assurée par Janea Production en partenariat avec Sylver Screen Distribution, a été intégralement financée sur fonds propres. « Nous n’avons bénéficié d’aucun financement extérieur », assume Tekoumo, soulignant la fragilité mais aussi la fierté d’une démarche pleinement indépendante. Le tournage, initialement prévu sur trois semaines, s’est finalement étalé sur un mois entier, bousculé par les coupures d’électricité récurrentes de l’énergie électrique et les défis sécuritaires liés aux tournages en quartiers populaires.

Le casting a lui aussi exigé des sacrifices considérables. Trouver une actrice capable de jouer, chanter et danser simultanément relevait du défi. C’est finalement Aza Andrea, rappeuse et championne BIC Cameroun, qui a décroché le rôle principal. Elle a dû perdre du poids pour incarner de façon crédible une adolescente de 19 ans, et s’est immergée dans les codes des quartiers difficiles sous la direction du coach Jonas Embol. À ses côtés, Philippe Bilé complète le duo de têtes d’affiche.

Positionné comme l’événement culturel du 1er Mai 2026, Le Flow entend souffler un vent nouveau sur le cinéma camerounais. La levée de l’embargo sur les critiques est attendue le 25 avril à minuit.

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