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Régie du terminal à conteneurs : 2 milliards de FCFA de ristournes redistribués aux chargeurs et armateurs pour l’exercice 2025, avec des seuils relevés à 10 500 EVP

La Régie du Terminal à Conteneurs du Port Autonome de Douala a publié, le 29 avril 2026, son avis officiel de ristournes commerciales pour l'exercice 2025. L'enveloppe globale, reconduite à 2 milliards de FCFA, se décline en une architecture de répartition affinée, assortie de critères d'éligibilité stricts et d'un mécanisme de bonification ou de pénalisation lié aux temps de séjour des conteneurs à l'import. [Photo d’archives]

by La Rédaction
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La Régie du Terminal à Conteneurs (RTC SA), filiale du Port Autonome de Douala (PAD), a formalisé par avis les modalités de redistribution des ristournes commerciales accordées à sa clientèle au titre de l’exercice 2025. Ce mécanisme incitatif, désormais ancré dans la politique commerciale du terminal, vise à fidéliser les opérateurs qui génèrent les volumes de trafic les plus significatifs via les installations du port de Douala-Bonabéri.

L’enveloppe globale est fixée à 2 milliards de FCFA, répartie selon une logique en cascade entre armateurs et chargeurs. Les compagnies maritimes (armateurs) se partagent 20 % de la masse, soit 400 millions de FCFA, tandis que les chargeurs captent l’essentiel, 80 %, soit 1,6 milliard de FCFA.

Au sein de la part chargeurs, la RTC deux sous-enveloppes. Les importateurs bénéficient de 560 millions de FCFA, répartis entre nationaux (75 %) et hinterland (25 %). Les exportateurs reçoivent quant à eux 1,04 milliard de FCFA, selon la même clé 75/25 entre nationaux et opérateurs de l’hinterland, une architecture qui signale la volonté de la RTC de ne pas négliger les pays enclavés de l’arrière-pays, notamment le Tchad et la République centrafricaine, dont le commerce transite massivement par Douala.

L’accès aux ristournes est conditionné à des volumes minimaux de trafic, exprimés en EVP (équivalents vingt pieds) pleins. Les armateurs doivent atteindre 10 500 EVP en opérations de chargement/déchargement, seuil particulièrement sélectif qui, de facto, réserve l’essentiel de l’enveloppe aux grandes lignes régulières opérant sur le terminal. Du côté des chargeurs, les critères varient selon le segment.  546 EVP pour les importateurs nationaux en livraison, 192 EVP pour les importateurs hinterland, 320 EVP pour les exportateurs nationaux en réception, et 90 EVP pour les exportateurs hinterland. Cette gradation reflète la réalité des flux. Les exportateurs de l’hinterland, soumis à des contraintes logistiques et infrastructurelles plus lourdes, bénéficient d’un seuil allégé afin de ne pas les exclure du dispositif.

Le mode de calcul retenu est le prorata du chiffre d’affaires généré par les chargeurs éligibles, et du volume plein produit par les armateurs éligibles, sur l’ensemble de l’exercice. La RTC introduit par ailleurs une clause de performance spécifique aux trafics d’importation. Chaque ristourne peut être bonifiée ou minorée en fonction du séjour moyen des conteneurs sur le terminal. Les opérateurs dont les conteneurs restent moins de 7 jours bénéficient d’un bonus de +5 %, ceux entre 8 et 11 jours ne subissent aucun ajustement, mais au-delà de 12 jours les pénalités s’accumulent progressivement : -2,5 % entre 12 et 15 jours, -5 % entre 16 et 20 jours, -7,5 % entre 21 et 25 jours, jusqu’à -10 % pour les conteneurs restant plus de 25 jours. Ce mécanisme, qui s’apparente à un levier de fluidification du trafic, vise à réduire la congestion chronique du terminal, un problème structurel identifié depuis 2024 avec la saturation de la capacité théorique du parc.

Depuis trois ans, la RTC SA a redistribué plus de 6 milliards de FCFA de ristournes commerciales aux chargeurs locaux, à ceux de l’hinterland, et aux armateurs. (RTC Douala) La reconduction de l’enveloppe à 2 milliards pour 2025 s’inscrit dans cette dynamique de fidélisation, alors que le trafic de conteneurs affiche une tendance haussière, passant de 320 000 à 380 000 unités annuelles et que les redevances versées au PAD ont atteint 20 milliards de FCFA en 2024. Le terminal, dont l’extension au poste 17 est attendue, cherche à consolider sa position de hub régional face à la concurrence croissante des ports voisins, Kribi en tête.

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