C’est une cérémonie sobre, tenue en présence du Directeur Général de Congo Terminal, qui a scellé le 13 mai 2026 la reconduction d’une alliance déjà pluriannuelle. D’un côté, le premier opérateur de manutention conteneurisée de la République du Congo, filiale du groupe Africa Global Logistics (AGL) et concessionnaire exclusif du terminal à conteneurs du Port Autonome de Pointe-Noire depuis 2009. De l’autre, le Club de Bonne Volonté, association ponténégrine engagée dans la sensibilisation environnementale, la préservation du cadre de vie et la promotion des écogestes auprès des communautés locales. Deux structures de nature radicalement différente, mais liées par une conviction commune, la protection de l’environnement côtier de Pointe-Noire.
Pour comprendre l’enjeu de ce partenariat, il faut d’abord mesurer le poids industriel de Congo Terminal dans l’économie congolaise et sous-régionale. Filiale d’AGL (Africa Global Logistics), Congo Terminal est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe-Noire, engagée dans un partenariat public-privé avec le gouvernement congolais. Créée en 2009, l’entreprise est concessionnaire du terminal à conteneurs du Port Autonome de Pointe-Noire pour une durée de 27 ans, dans une structure de coentreprise associant AGL, APM Terminals et SOCOTRANS.
Les chiffres d’activité parlent d’eux-mêmes. Congo Terminal a traité 1 219 164 TEUs au cours de l’année 2025, franchissant pour la première fois la barre de 1,2 million de conteneurs manipulés par an. L’entreprise emploie près de 900 collaborateurs congolais et s’apprête à doubler ses capacités avec le chantier titanesque du Môle Est. Ce projet représente un investissement global de près de 400 millions d’euros et sera opérationnel en 2027. À l’horizon 2027, AGL aura investi dans le port de Pointe-Noire près d’un milliard d’euros au total.
À cette puissance économique, Congo Terminal ajoute depuis plusieurs années une ambition environnementale structurée. AGL intègre les enjeux ESG dans sa stratégie de développement, innove pour réduire son empreinte carbone et préserver la biodiversité, notamment à travers la mise en œuvre du programme de labellisation « Green Terminal » de ses terminaux portuaires, audités par Bureau Veritas. Congo Terminal, filiale d’AGL, adhère à cette démarche par de nombreux efforts menés depuis plusieurs années pour promouvoir des initiatives respectueuses de l’environnement et sensibiliser ses collaborateurs aux enjeux liés à la préservation de la biodiversité.
Cette politique a déjà produit des résultats tangibles sur le terrain ponténégrin. Le 17 juin 2023, plus de 100 collaborateurs d’AGL Congo et de Congo Terminal ont participé à une opération de collecte et de tri des déchets échoués sur les 3 hectares de plage bordant le terminal à conteneurs du Port Autonome de Pointe-Noire.
Au total, environ 2 tonnes de déchets plastiques ont été ainsi assemblés et remis à Cortell Engineering Environment, l’entreprise en charge de la gestion des déchets au Port Autonome de Pointe-Noire, pour être orientés vers une entreprise de recyclage. Par ailleurs, l’entreprise s’engage de manière active pour la préservation de l’environnement par le nettoyage des plages bordant le terminal et mène, en partenariat avec Renatura, une ONG en charge de la conservation de la biodiversité, un programme de préservation et d’étude.
Le Club de Bonne Volonté
Si Congo Terminal dispose des moyens techniques et financiers d’une grande entreprise portuaire, elle ne peut pas, seule, transformer les comportements quotidiens des habitants des quartiers qui bordent le port. C’est précisément le rôle que joue le Club de Bonne Volonté dans ce partenariat. Cette association locale de Pointe-Noire œuvre dans trois domaines complémentaires : la sensibilisation environnementale, la préservation du cadre de vie et la promotion des écogestes auprès des communautés. Son ancrage territorial et sa capacité à mobiliser les populations dans les quartiers en font un relais irremplaçable pour tout programme d’éducation écologique.
La collaboration entre les deux structures s’inscrit dans une logique de complémentarité bien établie dans les villes portuaires africaines : une entreprise industrielle de grande envergure apporte le financement, la visibilité et la légitimité institutionnelle ; l’association locale fournit la connaissance du terrain, la confiance des communautés et la capacité de mobilisation au porte-à-porte. Le renouvellement annuel de cette convention témoigne que la formule a fait ses preuves à Pointe-Noire et qu’aucune des deux parties n’envisage de s’en affranchir.



