Home » Socapalm : Dibombari, Édéa, Safacam, Proforest constate une centralisation des dispositifs de plainte

Socapalm : Dibombari, Édéa, Safacam, Proforest constate une centralisation des dispositifs de plainte

Les évaluations indépendantes commanditées par Socfin confirment les progrès enregistrés par Socapalm et Safacam dans la gestion des plaintes communautaires, tout en identifiant des pistes d'amélioration pour renforcer davantage l'accessibilité de ces mécanismes.

by Albright Fandono
0 comment

Parmi les 75 mesures examinées par le cabinet Proforest sur les trois filiales camerounaises de Socfin, la gestion des plaintes figure explicitement parmi les domaines ayant enregistré des progrès, aux côtés de l’engagement communautaire et de l’accès à l’eau. Ce résultat fait suite aux investigations conduites par Earthworm Foundation entre 2023 et fin 2025, qui avaient conduit Socapalm et Safacam à structurer des plans d’action spécifiques pour améliorer la réception et le traitement des doléances formulées par les populations riveraines de leurs plantations.

Sur le site de Dibombari, les 25 mesures évaluées par Proforest en avril 2026 ont toutes été jugées pleinement alignées sur les recommandations initiales, dont dix classées comme intégralement mises en œuvre. À Édéa, sur 29 mesures examinées, sept ont été jugées mises en œuvre et 20 relèvent d’une mise en œuvre continue, catégorie qui s’applique notamment à la gestion des plaintes, appelée à être régulièrement réexaminée plutôt que traitée comme une action ponctuelle. Chez Safacam, onze mesures sur 21 ont été classées comme mises en œuvre, un taux qui traduit la maturité croissante du dispositif de traitement des doléances sur ce site.

Le rapport souligne néanmoins que l’accessibilité et le fonctionnement des canaux de plainte comptent parmi les axes que Socapalm et Safacam sont invitées à continuer de renforcer, aux côtés des activités de formation et de sensibilisation des équipes chargées de les faire fonctionner. Cette recommandation, loin de remettre en cause les avancées déjà réalisées, s’inscrit dans la logique d’amélioration continue revendiquée par le groupe, qui considère la gestion des plaintes comme un chantier permanent plutôt qu’un objectif figé.

Les évaluateurs de Proforest ont mené leurs travaux en avril 2026 en combinant l’examen des registres de plaintes existants, des observations de terrain et des entretiens avec les représentants des entreprises, les salariés, les sous-traitants, les membres des communautés riveraines, les autorités publiques et les organisations de la société civile. Cette méthodologie, jugée rigoureuse, a permis de vérifier concrètement, au-delà des engagements écrits, l’usage effectif des mécanismes de doléances mis en place par les deux filiales.

Céline Schmitz, directrice du Développement durable de Socfin, a indiqué que ces rapports offrent une évaluation indépendante précieuse du travail accompli, en particulier sur des sujets sensibles comme la gestion des plaintes, et que le groupe entend poursuivre le renforcement de ces canaux afin qu’ils restent compris et accessibles à l’ensemble des parties prenantes concernées.

La consolidation des mécanismes de plainte chez Socapalm s’inscrit dans un contexte où le dialogue avec les communautés riveraines des plantations d’Édéa, Dibombari, Eséka et Kribi a longtemps été identifié comme un point de vigilance par les organisations locales. Les résultats obtenus par les deux filiales camerounaises témoignent d’un effort structuré pour transformer ces mécanismes en outils réellement opérationnels, dans la continuité des standards de transparence promus par le groupe Socfin à l’échelle de ses implantations africaines.

Socfin précise que d’autres rapports de vérification Proforest seront publiés au fur et à mesure de l’avancement du processus d’évaluation sur ses autres opérations.

You may also like

Leave a Comment

Economie du Cameroun

Bulletin d'Information

Articles Récents

@2022 – Tous Droits Réservés. Conçu et Developpé par DesignItechs